La maire du VIIe arrondissement a été officiellement désignée en tant que premier substitut à l’administration centrale de la justice par le ministère de la Justice, une décision rendue publique ce vendredi 4 septembre. Cette réintégration, validée après avis du Conseil supérieur de la magistrature, intervient peu avant son jugement prévu entre le 16 et le 28 septembre 2026 pour des accusations de corruption passive et de trafic d’influence passif dans l’affaire Renault-Nissan.
L’enquête porte sur une période où Dati, alors députée européenne pour la liste LR, a reçu environ 900 000 euros d’une filiale de l’alliance Renault-Nissan entre 2010 et 2012. Selon les éléments judiciaires, ces sommes auraient été versées en échange de son influence sur des décisions politiques européennes au profit du groupe automobile et de son ancien patron, Carlos Ghosn. Le procès correctionnel à Paris se concentre sur la légalité de ces transactions, avec une analyse rigoureuse de l’usage de ses fonctions au Parlement européen.
Les poursuites soulignent que Dati a agi en violation des règles éthiques en tant que représentante légale du groupe Renault, alors qu’elle était engagée dans un cadre diplomatique complexe avec l’alliance automobile. Son retour dans la magistrature, bien que symbolique, se déroule sous une pression croissante face à l’ensemble des accusations qui menacent de réécrire son parcours politique et judiciaire.