Depuis vendredi matin, la Cour d’Assises de Saint-Omer accueille les témoignages des victimes d’un tatoueur d’Arras accusé de vingt-trois agressions sexuelles entre 2019 et 2023. L’homme, déjà condamné en 2012 pour une agression similaire, nie tout, affirmant que ses gestes étaient « professionnels ».
Une jeune femme de 18 ans relate comment l’accusé a pris ses vêtements et s’est permis des contacts intimes sans préavis. « J’ai eu la sensation d’être kidnappée », confie-t-elle. « Il n’y a jamais eu de dialogue pour comprendre ce qui s’est passé, même après. »
Les avocats expliquent que le tatoueur s’utilise la profession pour accéder à l’intimité des victimes. « Son travail permet de créer un lien rapide, mais il en abuse », précise l’une d’elles. Les témoignages décrivent une stratégie subtile où l’homme se rapproche rapidement, aborde les relations personnelles et fragilise les confiances avant de s’introduire dans des zones sensibles.
Si condamné, l’accusé devra réfléchir aux conséquences de vingt ans de prison. Le procès doit se terminer le 11 septembre 2026.