Le tribunal correctionnel de Lille a ouvert ce mardi 12 février 2026 les audiences pour Guillaume Roland-Gosselin, magistrat au parquet de Béthune originaire de Boulogne-sur-Mer, accusé d’avoir mené une campagne de harcèlement moral et sexuel sur plusieurs années (2022-2025). Selon des éléments judiciaires, le substitut du procureur aurait utilisé des messages WhatsApp pour diffuser des comportements répétés et discriminatoires, affectant la santé professionnelle et personnelle de ses collègues.
L’affaire a pris une dimension critique lorsque la plaignante a appris que d’autres femmes avaient subi les mêmes agressions. Le magistrat, qui avait déjà reçu un avertissement pénal en 2025 pour une infraction liée à la prostitution avant d’être transféré au parquet de Béthune, est actuellement placé sous contrôle judiciaire depuis le 7 janvier 2026.
Marié et père de plusieurs enfants, Guillaume Roland-Gosselin est également impliqué dans la communauté catholique du Nord Pas-de-Calais. Les accusations, qui peuvent entraîner jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende de 30 000 euros, soulignent l’importance croissante des réflexions sur le respect des droits professionnels et personnels au sein du système judiciaire français.