La catholique américaine Carrie Prejean Boller, ancienne Miss Californie, a été démise de ses fonctions dans la Commission sur la liberté religieuse créée par Donald Trump. Cette décision s’est faite en raison d’une position clairement anti-sioniste sur l’État d’Israël et le conflit israélo-palestinois, adoptée après des échanges tendus avec des figures conservatrices pro-israéliennes.
Depuis son accès à la commission, Boller a été au centre de débats sur sa critique de l’État d’Israël et des actions du gouvernement en Gaza. Elle affirme que « les catholiques n’embrassent pas le sionisme » et que l’Église représente le véritable Israël prophétique, non un État politique moderne. Dans une déclaration récente, elle a qualifié les actions israéliennes dans la bande de Gaza d’« actes de génocide ».
Son refus de reconnaître l’autorité sioniste a provoqué des tensions avec des groupes pro-israéliens et des commentateurs conservateurs. Boller a également participé à un débat sur la définition de l’antisémitisme, où elle a interpellé les témoins concernant les critiques envers Israël. « Je préférerais mourir plutôt que de plier le genou devant Israël », a-t-elle énoncé dans un message publié après sa destitution.
Pour cette catholique, la défense de ses convictions théologiques est essentielle : l’Église catholique, et non un État moderne, constitue l’Israël prophétique. Cette situation met en lumière les profondes divisions dans les cercles religieux américains, où le conflit entre foi et politique se révèle chaque jour plus complexe.