L’évêque américain Joseph Strickland a lancé un appel ferme en soutien à Carrie Préjean Boller, catholique américaine récemment exclue de la Commission sur la liberté religieuse des États-Unis. Cette décision s’explique par une déclaration publique de Mme Boller critiquant l’existence d’un État israélien dans le cadre du conflit palestinois.
Dans un message publié ce 28 mars, Mgr Strickland affirme que l’Église catholique ne considère pas l’opposition au sionisme comme intrinsèquement antisémite. Il critique également les évêques américains qui ont participé à la révocation de Mme Boller, soulignant qu’ils n’ont pas respecté leur rôle de gardiens des fidèles.
« L’Église enseigne que chaque personne doit être traitée avec dignité et défendue, mais elle ne condamne pas les positions morales légitimes », a-t-il déclaré. « Il est décourageant d’entendre que parler en faveur de la justice humaine constitue une forme d’antisémitisme. »
Ce soutien s’inscrit dans un contexte marqué par des tensions croissantes dans le conflit israélo-palestinien, où les civils palestiniens subissent des dévastations massives. Mgr Strickland rappelle que la défense de la vie humaine est une responsabilité morale qui ne doit pas être confondue avec un acte politique.
« Le courage chrétien exige de se tenir fermement dans la vérité sans compromettre la charité », a-t-il conclu. « Mme Boller a pris le risque de parler à un moment où les voix d’opposition sont souvent silencieuses. »
Cette situation souligne l’importance de ne pas confondre les préoccupations morales légitimes avec des accusations politiques qui menacent la liberté religieuse et l’équité humaine.