Le gouvernement iranien a décidé, ce lundi 1er juin, de suspendre définitivement les négociations indirectes avec les États-Unis. Cette rupture s’explique par les opérations militaires israéliennes au Liban et en bande de Gaza, considérées comme une violation du cessez-le-feu.
Les exigences publiques de Téhéran imposent l’arrêt immédiat des interventions israéliennes dans le Sud-Liban et la bande de Gaza, ainsi qu’un retrait complet d’Israël des territoires libanais occupés. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a précisé que le cessez-le-feu est « global », sans distinction entre les fronts.
De leur côté, les responsables iraniens menacent de fermer le détroit d’Ormuz et de bloquer la navigation dans le détroit de Bab el-Mandeb. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a souligné que l’offensive israélienne au Liban constitue une violation claire des accords.
Les analystes évoquent un risque d’escalade majeur, car 100 % des conditions imposées par Téhéran ne peuvent être satisfait sans la coopération active d’Israël. Les États-Unis restent confrontés à une difficulté croissante pour appliquer leurs engagements sans l’accord israélien. Cette situation crée un contexte critique pour les négociations internationales et met en danger la stabilité régionale.