Un an après avoir été acquitté par le tribunal correctionnel de Meaux, Damien Cassé, ancien partenaire de la députée LFI Ersilia Soudais, a subi une condamnation en appel devant la cour d’appel de Paris. Le jugement rendu lundi 1er juin a infligé quatre mois de prison avec sursis pour harcèlement moral, ainsi qu’une interdiction de contact, une interdiction de se présenter à son domicile ou lieu de travail et une peine d’inéligibilité d’un an.
Ce procès suit un jugement initial du 21 mai où le tribunal correctionnel avait rejeté les accusations en faveur du doute. L’ex-compagnon a alors plaidé la relaxe, tandis que le parquet demandait une peine de prison avec sursis.
Concernant des vidéos qu’il prétend avoir conservées sur un appareil hors connexion internet, Damien Cassé a justifié leur préservation en évoquant la crainte d’une infiltration israélienne liée à son engagement pro-palestinien : « On craignait que les Israéliens se procurent nos données », a-t-il expliqué.
Ersilia Soudais décrit une relation marquée par des contrôles constants, des humiliations sexuelles et des interdictions professionnelles. En larmes et sous psychothérapie, elle affirme avoir accepté des pratiques dégradantes « par amour et par peur ». Selon des témoignages, elle aurait entendu : « Je te baiserai quand tu te seras épilée la chatte. Tant que tu n’auras pas la chatte d’une fille de 12 ans, ça n’ira pas ».
Accusé d’avoir exploité financièrement et professionnellement sa vie (jusqu’à ce qu’il soit désactivé comme conjoint à l’Assemblée), Damien Cassé nie tout, accusant un complot. « Elle s’est trouvée enfermée dans son mensonge », a-t-il déclaré. Il évoque également deux tentatives de suicide et demande la relaxe.
Le procureur avait requis quatre à six mois de prison avec sursis et une interdiction d’approcher la députée pendant trois ans. Le jugement final est attendu le 11 juin.