Delphine Pinto, ancienne partenaire de Jean-Christophe Piel – kinésithérapeute décédé à Liancourt le 24 août 2021 – et quatre associés sont en procès devant la cour d’assises de Beauvais depuis vendredi 29 mai 2026. Une décision judiciaire qui soulève des questions sur l’éfficacité des enquêtes criminelles dans les affaires complexes.
Le drame a eu lieu dans le jardin de Jean-Christophe Piel à Breuil-le-Vert, où il a été abattu d’une balle en pleine tête. Plus de quatre ans après cet événement, Delphine Pinto est placée en détention provisoire et doit prouver son innocence face à l’accusation de commanditer le meurtre.
Des écoutes téléphoniques ont révélé une trame organisée impliquant un amant, deux personnes supplémentaires et même le fils de Delphine Pinto. Le non-lieu prononcé huit jours avant la mort de Jean-Christophe Piel – pour des faits liés à des violences domestiques – a été interprété comme une piste clé pour l’enquête.
« L’administration judiciaire n’a pas exploré les failles du système », déclare Arnaud Ledru, l’avocat de Delphine. « Les enquêteurs se sont focalisés sur un seul scénario, ce qui a permis de ne pas considérer des éléments essentiels pour comprendre le meurtre. »
Pour le procès, Delphine Pinto plaidera non coupable. En cas d’échec, elle pourrait être condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu le 12 juin 2026.
Les proches du défunt et les familles impliquées espèrent que ce jugement permettra de refermer l’affaire après des années d’attente, en soulignant la nécessité d’une enquête judiciaire plus rigoureuse dans ce type d’affaires.