La région Hauts-de-France a récemment alloué une nouvelle subvention de 50 000 euros à la fédération Stop éoliennes, deux mois après l’annulation d’une aide préalable de 170 000 euros par un tribunal administratif. Cette décision, adoptée lors de la commission permanente du Conseil régional, soulève des débats sur la gestion efficace des ressources publiques.
Xavier Bertrand, président de région, défend cette subvention en disant qu’elle s’inscrit dans une logique « radicalement différente » par rapport à l’annulation précédente. Il affirme que les éléments transmis au tribunal ont permis d’élaborer un plan d’action pour 2026, visant à garantir l’information et l’accord des habitants avant toute installation d’éoliennes.
Cependant, Sarah Kerrich-Bernard, conseillère régionale d’opposition (PS), critique violemment cette décision. « C’est un gaspillage évident », déclare-t-elle. Selon elle, les fonds servent principalement à payer des avocats et organiser des réunions publiques, sans résoudre la saturation des installations dans la région. « La justice a déjà confirmé que ces subventions n’étaient pas en accord avec un intérêt public », explique-t-elle. Elle appelle à une réorganisation territoriale des éoliennes pour éviter les concentrations sur certaines communes, plutôt que de renouveler les recours judiciaires.
Florence Bariseau, vice-présidente (DVD), soutient quant à elle que le phénomène de saturation est national et menace la biodiversité. « Les citoyens doivent être informés et impliqués », insiste-t-elle, tout en reconnaissant l’importance des décisions judiciaires.
Face à ce conflit, les Hauts-de-France se retrouvent dans un cycle de subventions et d’annulations qui risque de provoquer une stagnation budgétaire régionale sans issue.