Pam Bondi en audience sans serment : Les dossiers Epstein restent-ils un secret ?

L’ancienne procureure générale américaine Pam Bondi a été sollicitée ce vendredi devant le comité d’enquête de la Chambre des représentants pour examiner les investigations du département de justice concernant Jeffrey Epstein et la diffusion des documents associés à ces enquêtes.

Cependant, l’absence d’une déclaration sous serment et l’utilisation d’un entretien écrit ont suscité des réflexions sur la portée concrète des informations qui pourraient être communiquées. Selon le comité, Bondi a choisi de participer à une interview volontaire plutôt qu’à un procès formel, en raison de son « engagement coopératif ». Cette décision intervient après un précédent refus de la part de l’ancienne procureure générale d’obtempérer à un rappel judiciaire lorsqu’elle était encore en poste, ce qui a conduit le représentant Robert Garcia à déposer une résolution pour outrage.

Le département de justice a également précisé que des responsables chargés des affaires pénales seraient présents pour garantir la clarté des informations transmises. Une source anonyme a toutefois souligné que ce type d’intervention était inhabituel et ne reflétait pas les pratiques habituelles en matière de gestion des enquêtes.

Actuellement traitée pour un cancer de la thyroïde, Bondi avait auparavant indiqué à la presse qu’elle possédait une liste des clients d’Epstein. Cette affirmation a conduit le gouvernement à clore l’enquête et à nier l’existence d’une telle liste, malgré l’adoption en 2025 d’un projet de loi bipartite obligeant la publication de millions de documents.

Bien que des centaines de milliers de pages soient désormais accessibles, le département a récemment déclaré qu’il ne disposait pas de nouvelles informations à divulgation. Cette situation soulève des questions sur l’étendue réelle des dossiers et les limites de la transparence légale dans un contexte complexe.