Plus de cent accompagnants d’élèves en situation de handicap se sont rassemblés mardi 9 juin 2026 devant le rectorat de Lille pour exiger une réelle reconnaissance de leur métier et un salaire suffisant. Face à des conditions de travail insoutenables, ces professionnels dénoncent une précarité qui menace leur avenir.
« Avec moins de mille euros chaque mois, il est impossible de payer les factures », confie Marjorie Greuze, AESH depuis sept ans. « Ce n’est pas assez pour vivre avec l’avenir de mes enfants. »
En tant que deuxième métier de l’Éducation nationale en nombre d’agents, ces professionnels interviennent quotidiennement dans des établissements scolaires pour accompagner jusqu’à quinze élèves par classe. Leur rôle est essentiel pour favoriser l’inclusion scolaire, mais leur rémunération ne répond pas aux exigences de leur travail complexe.
« On a cinq ou six élèves avec des handicaps différents dans chaque classe », explique Amélie Vincenot, représentante des AESH. « Nous faisons de la psychologie, du social et bien plus encore, sans être payés pour cela. »
Les manifestants exigent une titularisation, un statut fonctionnaire et un salaire équitable. « Le système éducatif doit reconnaître que notre métier est crucial », conclut Stéphane Busschaert, AESH depuis neuf ans.