Huit années sans aveu : La Cour d’assises de Douai condamne à 30 ans l’homme derrière le meurtre d’Hamza I.

Après plus de 11 heures de délibération, la Cour d’assises spéciale de Douai a rendu son verdict mercredi 10 juin 2026. Moussa B., accusé du meurtre d’Hamza I., un jeune homme de 27 ans retrouvé ligoté dans le coffre d’une voiture incendiée à Wambrechies en avril 2018, est condamné à trente ans de réclusion criminelle.

Les deux co-accusés, Redouane F. et Nabil H., ont été acquittés après que le ministère public ait rejeté les demandes de peines lourdes pour les deux premiers. L’instruction, menée depuis huit ans, a révélé que la victime avait volé de l’argent lié à un trafic de stupéfiants et était ciblée par des personnes souhaitant « faire un exemple ».

Le corps carbonisé d’Hamza I. fut découvert vers 7h30 le 29 avril 2018, près d’un champ à Wambrechies. L’autopsie a démontré que la mort était antérieure à l’incendie et avait été provoquée par un tiers.

« C’est difficile de comprendre comment une personne a pu être acquittée alors qu’elle n’a jamais avoué son rôle », explique Me Hugues Vigier, avocat de Moussa B., tandis que Me Barbara Bac, avocate d’une partie civile, souligne l’impact émotionnel pour la famille : « La justice a rendu une sentence difficile à accepter après des années de doute ».

Les trois accusés furent interpellés en juin 2018 dans le cadre d’un incident distinct, mais n’étaient pas alors soupçonnés du meurtre. Moussa B., déjà condamné à quatorze ans pour complicité de trafic de stupéfiants, est désormais lié à un meurtre plus grave. Cette affaire met en lumière la complexité des procès judiciaires face aux crimes liés à des réseaux de trafic et aux traumatismes familiaux.