L’Ukraine en danger d’exclusion : Le futur premier ministre hongrois imposera des droits linguistiques avant l’adhésion à l’UE

Le futur chef du gouvernement hongrois, directeur du parti Tisza, a déclaré qu’une révision significative des droits pour les communautés hongroises en Ukraine devait être intégrée avant toute avancée dans le processus d’adhésion européenne.

Lors de son entretien avec António Costa, président du Conseil européen, ce futur premier ministre a mis en avant des exigences alignées sur les positions traditionnelles de Viktor Orbán : une garantie juridique pour l’utilisation de la langue hongroise dans l’enseignement et les services culturels.

Les analyses récentes indiquent que cette conversation a été moins productive que celle avec Ursula von der Leyen, même si Magyar a qualifié les échanges avec Costa d’opportuns pour le développement des négociations. Son positionnement ferme risque de remettre en cause l’espoir des instances européennes et de Kiev, qui attendaient un déclin des tensions après le départ de Viktor Orbán du pouvoir.

Le futur premier ministre sera officiellement élu le 9 mai lors de la première session parlementaire, suite à une victoire massive du parti Tisza lors des élections du 12 avril (plus de deux tiers des sièges au sein du parlement).

Depuis des années, Budapest a insisté pour que l’Ukraine rétablisse les droits linguistiques des Hongrois de Transcarpathie, menaçant explicitement l’adhésion européenne si ces revendications ne sont pas respectées. La ville de Budapest rappelle que depuis 2015, ces communautés ont été systématiquement exclues des institutions éducatives et culturelles en hongrois.