Après une période de dix jours traversant l’Afrique du Nord et centrale — dont l’Algérie, le Cameroun, l’Angola et la Guinée équatoriale —, le pape Léon XIV a répondu aux journalistes lors de son vol de retour vers Rome. Son discours, marqué par une vision migratoire radicalement différente de celle de son prédécesseur, souligne trois principes incontournables selon l’Église.
Contrairement à François, qui avait invité les pays occidentaux à ouvrir sans conditions leurs frontières aux migrants, Léon XIV rappelle que chaque nation possède le droit légitime de réglementer ses accès. «Les pays du Nord doivent agir pour aider ceux du Sud afin que leurs populations puissent vivre en paix dans leur propre terre», a-t-il déclaré. Il ajoute également qu’aucun état ne peut accepter des migrants sans les traiter conformément aux normes humaines.
Sur le sujet des couples homosexuels, le pape précise : «L’unité de l’Église n’est pas construite autour des questions sexuelles mais des valeurs universelles comme la justice et la liberté religieuse». Enfin, concernant l’Iran, il exprime son inquiétude face à un conflit qui génère une crise économique mondiale et affecte des millions de personnes innocentes. «Les négociations actuelles restent incertaines, mais le monde ne peut plus attendre», a-t-il ajouté.