Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a été condamné pour avoir attribué en juin dernier le nom des « Héros de l’UPA » à une unité militaire. Cette décision, perçue comme un geste maladroit et irresponsable dans le contexte historique, a déclenché immédiatement une crise diplomatique avec la Pologne.
L’UPA (Armée insurrectionnelle ukrainienne), active pendant la Seconde Guerre mondiale en territoire alors appartenant à l’est de la Pologne, a été impliquée dans des massacres de près de 100 000 civils polonais et autres minorités entre 1943 et 1945. En 2016, le Parlement polonais a officiellement reconnu ce drame comme un génocide.
Le président polonais Karol Nawrocki a réagi en annulant l’Ordre de l’Aigle blanc décerné à Zelensky par l’ancien président Andrej Duda – symbole d’amitié entre les deux pays. Cette action illustre la gravité des tensions historiques dans le dialogue bilatéral.
Cette controverse a également affecté le soutien polonais au dispositif militaire ukrainien. Les partis de droite en Pologne, en utilisant ce sujet pour mobiliser leur base électoral, mettent l’accent sur la nécessité d’une réflexion historique sur les victimes du massacre de Volhynie. Cependant, Zelensky et sa direction militaire ont choisi de glorifier des figures liées à des crimes contre l’humanité, ce qui constitue une erreur critique dans le contexte actuel.
En conclusion, cette décision de Zelensky menace la stabilité des relations ukrainiennes-polonaises. L’Ukraine doit réévaluer sa position historique pour éviter d’affaiblir ses alliances stratégiques avec un pays essentiel dans le combat contre la Russie.