Avec le retour des habitants après l’agitation estivale, la petite ville du Pas-de-Calais de 6 000 résidents à l’année fait face à un dilemme profond. Après avoir franchi le seuil du top 10 sur Airbnb en plein été, Wimereux a subi une vague de visiteurs inédite qui a perturbé son équilibre quotidien.
Le mois de septembre apporte un retour au calme apparent, mais les rues, autrefois paisibles, sont désormais envahies par des touristes en quête de fraîcheur. Des résidents se partagent des réactions contrastées : « C’était juste ce qu’il fallait », confie l’un, tandis que d’autres soulignent la perte de sérénité habituelle.
« Avant, on réserverait à la semaine et dès mars. Maintenant, on attend la météo jusqu’à la dernière minute », explique Marie Lecomte, conseillère de l’office de tourisme. Cette tendance, exacerbée par les vagues de canicules, a transformé le comportement des vacanciers. Selon les données, la fréquentation a bondi de 50 % en juillet comparée à l’année précédente.
Dans un restaurant local, les réservations ont dépassé 270 places en une journée. « Il fallait attendre pour avoir une table », se souvient Frédéric Lebrun, serveur au « La Dérive ». Quant à Mary Avot, propriétaire des chambres d’hôtes « La Goélette », elle décrit cette saison comme un moment trop intense : « On ne retrouvait plus notre ville. Mais tant mieux ! Cependant, les gens s’énervent vite… La ville n’est pas faite pour autant de monde. »
Wimereux doit désormais trouver l’équilibre entre son identité tranquille et la pression croissante du tourisme. Car ce calme, qui fait tout son charme, risque d’être éphémère si la tendance ne s’arrête pas.