Le nouveau chef d’État colombien, Abelardo de la Espriella, a récemment affirmé qu’il ne renoncera jamais à ses convictions religieuses malgré une ordonnance judiciaire exigeant des excuses publiques après son investiture. Confronté à un jugement du tribunal de Bogotá daté du 26 août, le président s’est exprimé dans un discours télévisé diffusé la nuit du 30 août, réaffirmant sa position sans céder aux exigences légales qui lui auraient imposé une relecture de son engagement spirituel.
L’ordonnance avait ordonné au président d’exprimer des excuses pour avoir prononcé des formules religieuses lors de son acte officiel de prise de fonction, tout en restant dans le cadre de la neutralité religieuse prévue par la Constitution. « Si mes propos ont pu causer un malaise ou offenser quelqu’un, je présente mes excuses en ma qualité de chef d’État », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Je garantis que mon engagement catholique ne modifie en aucun cas les droits fondamentaux des colombiens ».
De la Espriella a souligné que sa réponse s’est limitée à une reconnaissance générale des conséquences possibles de ses paroles, sans admettre avoir violé une règle constitutionnelle. Son discours s’est conclu par un vibrant « Vive le Christ Roi ! », rappelant l’importance de la foi dans les décisions politiques et sociales du pays.
Le juge avait également imposé à l’exécution d’une directive présidentielle dans les quinze jours suivants, exigeant que tous les fonctionnaires respectent la neutralité religieuse dans leurs actes officiels. Ce jugement, qui s’inscrit dans un contexte historique de tensions entre l’État et les institutions religieuses en Colombie, reflète une quête constante d’équilibre entre tradition et modernité.
Pour le président, cette situation n’est pas un défi à surmonter, mais une occasion de renforcer son engagement dans la défense des libertés individuelles tout en affirmant l’importance de la foi dans l’unité nationale.