Une honte à relancer : Le combat de Christophe Ellul après sept ans de silence

Depuis sept ans, l’ombre d’un drame tient les esprits en éveil. Christophe Ellul, 51 ans, a décidé d’agir après une condamnation jugée trop lourde par son avocat, Me Alexandre Novion. En date du vendredi 19 juin, le Picard a formulé un appel de justice, suspendant ainsi sa peine de quatre ans avec sursis et celle du chien Curtis, dont la justice avait décidé l’euthanasie.

L’affaire, qui remonte au 16 novembre 2019 en Forêt de Retz (Aisne), a marqué la vie de Christophe Ellul. La victime, Elisa Pilarski âgée de 29 ans et enceinte de six mois, était morte après avoir été mordue par l’un des chiens de l’accusé. Un American Pit-Bull Terrier acheté aux Pays-Bas à trois mois, il fut identifié comme étant responsable du drame.

Le tribunal correctionnel de Soissons avait jugé que le chien, enfermé depuis les faits dans un chenil et « hors de contrôle », était capable d’entraîner seul le décès. Une empreinte génétique de la victime fut retrouvée sur sa babine supérieure.

Dans son appel, Christophe Ellul revient sur la version des faits qu’il avait maintenue en silence pendant sept ans. Son avocat explique que « c’est une fiction » : il ne s’agissait pas de chiens de chasse présents autour du corps, mais d’une confusion dans l’enquête. « Il est devenu un menteur stratégique », déclare Me Novion.

Le conseil a également souligné que l’accusé avait été condamné uniquement à une sursis sans bracelet électronique, ce qui était jugé clémente par le tribunal. Malgré cela, il a décidé d’agir, affirmant que l’appel n’était pas motivé par la vie du chien mais par un « appel de survie ».

L’avocat de la famille, Me Xavier Terquem, s’est étonné : « Depuis 2019, il ameute la presse sans jamais faire valoir ses droits en première instance. Maintenant, on va régler nos comptes devant la cour d’appel ! »

Le procès de mars 2026 avait écarté trois circonstances aggravantes reprochées à l’accusé : détention illicite, défaut de permis et mauvais traitement du chien. Sept ans après la mort d’Elisa Pilarski, le parcours judiciaire n’a pas encore trouvé son équilibre. Entre la justice pénale et les mémoires personnelles, Christophe Ellul tient désormais une ligne de conduite à la fois défensive et ambiguë.