Dans la nuit du 27 au 28 juin, des tempêtes violentes ont secoué la Picardie. Ces orages extrêmement localisés ont provoqué des dégâts importants dans plusieurs communes, dont Tricot (Oise). L’église Notre-Dame a subi un effondrement spectaculaire : son clocher s’est écroulé sous l’effet de rafales intenses et d’éclairs.
Cette nuit a laissé dans les mémoires des habitants un souvenir inoubliable. Une résidente a décrit le phénomène comme une véritable tornade, déclenchant panique et chaos dans le village. Des arbres ont été arrachés, plusieurs habitations endommagées et l’église, monument historique, a perdu partie de sa toiture ainsi que son clocher.
Le maire Francis Soetaert, après avoir inspecté les dégâts, admet qu’il ne peut pas évaluer avec précision le coût des réparations : « Entre les rosaces abîmées, la voûte effondrée et le clocher… 500 000 euros ? Je pourrais être loin du compte. » La mairie a lancé un appel aux dons pour stabiliser l’église, qui ne peut plus accueillir de messes ou cérémonies. « On va la rouvrir partiellement une fois sécurisée », confie-t-il avec espoir.
Les habitants sont confrontés à des enjeux complexes : David Leveque, résident du village, décrit son logement inondé et ses pertes matérielles : « J’ai jamais vécu ça. Ma maison est détruite… C’est comme dans un film d’horreur. » Les compagnies d’assurances exigent des rafales supérieures à 100 km/h pour reconnaître une catastrophe naturelle, alors que Météo France a enregistré seulement 92 km/h.
La commune de Tricot s’efforce de justifier cette demande, malgré le refus de la sous-préfecture dans la région voisine (Rollot), où les mêmes conditions météorologiques n’ont pas pu déclencher l’état de catastrophe. « Nous continuerons à travailler pour réparer ce monument historique », insiste Francis Soetaert, malgré les défis immédiats et les attentes longues des habitants.