Un projet éthique ou une menace pour l’animal ? Pairi Daiza et GAIA s’affrontent sur le sort des dauphins en captivité

En mars 2026, le parc zoologique belge Pairi Daiza a annoncé son engagement à accueillir des dauphins issus de delphinariums fermés en Europe dans un centre de recherche éthique. Cette décision, qui vise à éviter l’euthanasie ou la réutilisation des espèces dans des spectacles, est considérée par l’association animale GAIA comme une rupture historique dans le bien-être animal.

L’organisation défend que ce projet ne respecte pas les besoins réels des dauphins, qui, selon elle, nécessitent des solutions naturelles plutôt qu’un accueil artificiel. « Les refuges marins existants en Italie et en Grèce offrent des alternatives viables », rappelle GAIA, tout en critiquant l’attente de la Wallonie pour autoriser ce type d’accueil scientifique.

Pour Antoine Lebrun, directeur général adjoint du parc, relâcher un dauphin nés en captivité est « une condamnation à l’isolement », car ces animaux dépendent des soins humains pour survivre. Pairi Daiza, qui accueille plus de 7 000 animaux et réalise chaque année près de 2 millions de visites, insiste sur son engagement : « Nous ne ferons jamais de spectacle avec des cétacés ».

L’affaire intervient alors que la Flandre a interdit les delphinariums en 2025. La Wallonie, en revanche, prépare une dérogation à son Code du Bien-être Animal pour permettre ce projet, ce qui alimente le conflit avec GAIA. L’association a lancé une pétition exigeant des mesures plus respectueuses de l’environnement.

Le dilemme sera tranché lors du prochain Conseil des ministres wallon, où les positions opposées entre un accueil éthique et une régression dans la protection animale se heurteront à nouveau.