Un paysage trahi : La révolte des habitants de Berck-sur-Mer contre les éoliennes offshore

Depuis juin dernier, quarante-huit éoliennes ont été déployées à moins de dix kilomètres du littoral berckois. Cette décision a rapidement provoqué une fronde dans la communauté locale, où les résidents et les touristes se réveillent chaque matin face à un paysage transformé.

« Ce n’est plus le même ciel », déclare l’une des habitantes, tandis qu’un pêcheur local ajoute : « Les oiseaux évitent désormais cette zone, comme s’ils cherchaient à nous sauver de la catastrophe environnementale ». L’ensemble de la population exprime une profonde méfiance face à ce projet qui a changé leur quotidien.

Bruno Cousein, maire de Berck-sur-Mer, reconnaît avoir été « trompé par les promesses d’impact négligeable ». « Nous sommes sensibles à la transition écologique, mais pas dans des conditions qu’on ne nous a pas expliquées », souligne-t-il.

Des élus locaux et des associations craignent même un retour de projets similaires au Touquet et à Berck. « L’installation d’un parc éolien offshore peut menacer la sécurité des pêcheurs et altérer le paysage naturel », prévient Daniel Fasquelle, président de la communauté d’agglomération.

Le 14 février 2025, la préfecture du Nord a validé l’exploitation de quarante-six éoliennes dans une zone de cinquante kilomètres carrés, à proximité des côtes belges. Cette décision, malgré les résistances locales et les craintes juridiques, soulève des inquiétudes sur la capacité du gouvernement à concilier développement énergétique et préservation des espaces naturels.

Pour Berck-sur-Mer, ce conflit marque le début d’une lutte pour défendre son identité contre une modernisation qui risque de détruire ce qu’elle a de plus précieux : un paysage historique et une vie en harmonie avec la mer.