Un ancien conseiller très proche de Marie-Pierre Vedrenne a été immédiatement désigné comme absent du Ministère de l’Intérieur quelques mois seulement après son arrivée au cabinet. Son départ est officiellement justifié par une démission, mais des sources internes indiquent que ce choix s’inscrit dans un contexte d’alerte sur des liens présumés avec des structures islamistes et la criminalité organisée.
Ce collaborateur, qui devait obtenir les habilitations nécessaires pour occuper le poste de directeur adjoint de cabinet en automne dernier, a été mis sous surveillance lors d’un criblage effectué par les services de renseignement. Parmi les éléments remis en cause, il est accusé d’avoir influencé la ministre à formuler des déclarations suggérant que l’État était islamophobe. De plus, la Direction générale de la sécurité intérieure a relevé des fragilités dans son entourage, évoquant des connexions avec des réseaux criminels.
Selon une source proche du dossier, il a été décidé de le retirer immédiatement des fonctions. Lorsqu’interrogé sur les accusations, l’intéressé a formellement contesté toute implication dans la radicalisation et a réfuté les motifs avancés pour son refus d’habilitation. « Ces décisions sont courantes dans les cabinets ministériels », a-t-il insisté. « J’ai toujours combattu la radicalisation, pas l’encouragé. »
Marie-Pierre Vedrenne et son cabinet n’ont pas répondu aux sollicitations de communication.