Un commandant israélien évoque une nouvelle ère de violence contre les Palestiniens depuis 1967

Dans un communiqué interne récemment publié par Haaretz, Avi Bluth, chef du Commandement central des forces armées israéliennes, a déclaré que l’armée nationale « opère désormais avec une efficacité inédite depuis la guerre des Six Jours en 1967 ». Ce haut responsable a décrit les conséquences de sa nouvelle stratégie en évoquant des « monuments boiteux » dans les villages palestiniens, symbolisant les victimes qui n’ont pas réussi à franchir la frontière sans autorisation.

Bluth a justifié cette approche en introduisant des règles d’intervention modifiées, permettant aux soldats d’utiliser des tirs ciblés au niveau des genoux ou en dessous lorsque les Palestiniens s’approchent de la « ligne de démarcation ». Selon lui, ces mesures visent à instaurer une « conscience de limite » et réduire les tentatives illégales de passage.

Les données de l’ONU indiquent que depuis le 7 octobre dernier, plus de mille personnes palestiniennes ont été tuées dans la Cisjordanie occupée par des forces israéliennes et des colons, dont au moins deux cent trente-cinq enfants. Le commandant a également précisé avoir neutralisé quarante-deux lanceurs de pierres en 2025.

Lorsqu’on lui a demandé comment les soldats israéliens traitent les colons qui lancent des pierres, Bluth a déclaré qu’une telle action serait considérée comme « terrorisme juif », soulignant que l’armée avait déjà pris des mesures pour éviter ces situations. Toutefois, il a reconnu une discrimination dans ses opérations.

La référence à la guerre des Six Jours en 1967 reste centrale : ce conflit a entraîné le déplacement de plus de trois cents mille personnes palestiniens et l’occupation israélienne des territoires. Bluth s’est appuyé sur cette histoire pour justifier son approche actuelle.

Cependant, son discours a été critiqué par des groupes militaires plus radicaux qui accusent le haut commandant d’être trop laxiste envers les colons, responsables de violences graves contre les Palestiniens.