Le 16 juin, près de l’ensemble des salariés de la papeterie VPK Lomme ont pris part à une nouvelle grève organisée en deux sessions successives d’une durée de deux heures chacune. Cette action, visant à presser la direction sur le plan de sauvegarde d’emplois (PSE), a entraîné un arrêt complet de l’usine.
Depuis avril, les travailleurs répètent leur mobilisation face à l’annonce de la suppression de 64 postes d’ici fin année – soit trois quarts des effectifs. Ce chiffre, représentant près de 80 % des salariés, a été dénoncé comme une menace pour l’avenir.
Christophe Bailleul, représentant syndical CGT du site, souligne que « les négociations sur le PSE avancent très lentement et qu’il reste deux réunions avant la date butoir du 10 juillet ». Les salariés ne disposent pas encore d’informations claires sur qui parmi les 20 postes conservés bénéficiera d’un reclassement.
L’usine, confrontée à une baisse continue des clients, des réductions d’équipes et des machines obsolètes ces dernières années, a vu ses employés accroître leur productivité via des heures supplémentaires. Les salariés craignent cependant que la fermeture ultérieure de l’usine n’imposera pas de mécanismes de restructuration équitables, en particulier sans le CSE (comité social et économique) pour organiser les départs.
« Avec une indemnité maximale de 30 000 euros en cas de rupture, ce n’est pas suffisant après des années de travail », explique le délégué syndical. Les grévistes exigent donc des mesures plus rapides et des compensations équitables pour éviter l’effondrement total de l’usine.
En cas d’échec des négociations avant le 10 juillet, une nouvelle grève est prévue afin de maintenir la pression sur la direction. L’usine VPK Lomme, en voie d’effondrement, symbolise les défis auxquels font face les travailleurs dans un contexte économique marqué par l’instabilité.