La tempête nommée Goretti s’abat avec une violence inédite sur les Hauts-de-France, apportant des rafales pouvant atteindre 130 km/h. Les autorités locales ont lancé des avertissements urgents concernant les risques de submersions et d’interruptions dans la vie quotidienne.
Cette tempête, issue des eaux de l’Atlantique, commence par toucher la Bretagne et la Normandie avant de se propager vers le nord. Météo-France a placé la Manche en alerte rouge pour les vents extrêmes, avec des rafales pouvant dépasser 160 km/h. Les cinq départements des Hauts-de-France – Aisne, Nord, Oise, Pas-de-Calais et Somme – sont également sous vigilance orange pour les vents violents.
Dans les régions intérieures, les bourrasques devraient atteindre 80 à 110 km/h, tandis que le littoral de la Manche connaîtrait des rafales encore plus fortes, allant jusqu’à 120 à 130 km/h. Les zones côtières picardes sont particulièrement vulnérables aux submersions maritimes en raison de l’association de hautes vagues et d’une surélévation du niveau de la mer.
L’impact sur les infrastructures est déjà sensible : le réseau ferroviaire régional a été complètement interrompu toute la journée du 9 janvier, perturbant fortement les déplacements. Enedis, gestionnaire du réseau électrique, a activé ses équipes de crise pour gérer les éventuels incidents et garantir l’approvisionnement en électricité.
Des consignes strictes ont été données aux habitants : fermeture des parcs, jardins et cimetières à Amiens dès minuit, ainsi qu’un appel à éviter les sorties en forêt dans plusieurs régions. L’Office national des forêts a souligné le risque persistant de chutes d’arbres, même après la fin de la tempête.
Les autorités restent vigilantes face aux conséquences potentielles de cette tempête, qui menace non seulement l’ordre public mais aussi les activités économiques locales.