Les parents d’élèves du village de Sempigny (Oise) ont mis fin à leur mobilisation scolaire ce lundi 2 mars avec une action inédite : l’annulation temporaire des cours. Leur opération, baptisée « école morte », vise à exiger un traitement immédiat des agressions subies par plusieurs élèves.
Depuis février dernier, ces familles rapportent des faits de violence et de harcèlement exercés par deux enfants en classes primaires. Selon leurs dires, les menaces incluent des coups matériels, des insultes intenses ainsi que des phrases telles que « si tu le dis à ta mère, je vais te buter », ou des allégations de destruction totale de l’établissement.
Les réseaux sociaux ont été remis en cause par des publications évoquant des menaces d’égorgement, de violences sexuelles et de discrimination raciale. En conséquence, l’école a dû annuler plusieurs sorties scolaires pour des raisons de sécurité.
Les deux élèves concernés ont déjà subi plusieurs sanctions. Le plus jeune a été exclu une semaine, mais le climat de tension persiste. « Depuis septembre, ce problème s’intensifie », explique Elodie Collay, représentante des parents. « Les inspecteurs ont été contactés en novembre et janvier sans que les mesures prises soient efficaces ; au contraire, la situation empirait chaque jour. »
Le maire de Sempigny a participé à la mobilisation ce matin, soutenant les familles dans leur revendication. « Tous ces problèmes sont liés aux défis éducatifs familiaux », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’une formation adéquate dès le plus jeune âge.
L’Académie de l’Oise affirme qu’elle travaille activement pour retrouver un environnement scolaire sécuritaire. Cependant, les parents prévoient de poursuivre leur action jusqu’à ce que des solutions durables soient établies, en lançant une pétition en ligne.