Au cours des dernières semaines, une pétition intitulée « Grâce pour Curtis » a rassemblé plus de 30 000 signataires en France. L’appel, lancé le 6 mars 2026, demande clairement d’empêcher l’euthanasie du chien Curtis, accusé d’avoir contribué à la mort d’Elisa Pilarski.
Curtis, âgé de 8 ans et demi, a été placé en détention il y a six ans après avoir été identifié comme un American Pitbull Terrier. Son propriétaire, Christophe Ellul, était alors âgé de deux ans. « L’animal a vécu la majeure partie de sa vie dans des conditions restreintes », explique l’une des signatrices.
La procureure de Soissons, Laureydane Ortuno, a insisté pour l’euthanasie du chien après que des traces de morsures soient retrouvées sur le corps d’Elisa Pilarski décédée en 2019. Une étude récente par l’association « Les amis de Sam » suggère également une évolution possible dans son comportement, ce qui pourrait influencer la décision finale.
Actuellement, Curtis est maintenu dans un espace limité de 10 m², avec des conditions strictes : nourri une fois par jour et isolé dans un box de quatre mètres carrés. L’association AVA propose un refuge sécurisé doté d’infrastructures adaptées, d’équipes spécialisées et de protocoles renforcés pour garantir la sécurité de tous les acteurs impliqués.
« L’euthanasie ne doit pas être la seule solution », insiste la pétition. La décision du tribunal correctionnel de Soissons, prévue le 11 juin 2026, pourrait marquer un tournant dans l’approche des animaux en situation de danger en France.