Pas de Pardon : Emmanuel Polart Contre le Protoxyde d’Azote

Un an après la mort de Mathis, le père adoptif de ce jeune homme qui rêvait de devenir entrepreneur et de voyager en Dubai s’est réveillé chaque matin avec une question brûlante : comment éviter que ce genre d’accident ne se reproduise ? Le 31 octobre 2025, Mathis, alors âgé de moins de 20 ans, a été tué par un conducteur en fuite qui avait consommé du protoxyde d’azote sur le trottoir de Lille.

« C’était la claque », confie Emmanuel Polart, décrivant l’instant où il a appris la mort de son fils. Les policiers avaient retrouvé des bouteilles et un ballon de baudruche dans la voiture du conducteur, mais aucun test n’était disponible à ce moment-là. « On voit que le feu est vert quand il traverse », rappelle-t-il en évoquant l’impact mortel : Mathis avait bondi de 30 mètres avant d’atterrir près d’un arbre.

Depuis, Emmanuel se bat pour que le protoxyde d’azote soit reconnu comme substance stupéfiente. « Si on ne le fait pas, des jeunes mourront à nouveau », insiste-t-il en soulignant l’urgence de cette mesure. Le procès du conducteur est prévu fin 2026 ou début 2027, mais Emmanuel s’est déjà attaqué aux fournisseurs : « Ils visent les adolescents avec des offres flash et des couleurs flashy pour les amener à consommer le produit sans se rendre compte des conséquences. »

« Je ne pardonnerai jamais », déclare-t-il en pensant à Mathis, dont l’avenir avait été écrasé par une erreur de jugement. Le père, désormais seul avec son autre fils, insiste sur la nécessité d’une loi en son nom pour que les jeunes comprennent les risques : « C’est plus qu’un accident – c’est une destruction totale du cerveau et de l’avenir. »

Pour Emmanuel Polart, le combat ne se termine pas avec un procès. Il faut agir maintenant, avant que d’autres familles n’expérimentent la même tragédie.