Noisy-le-Grand : des résidentes dénoncent des pratiques illégales dans l’attribution des logements sociaux

Dans un scandale qui secoue le tissu social de la commune, plusieurs femmes habitant Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) ont révélé avoir été confrontées à des demandes sexuelles en échange d’un logement social par Roger Robinson, adjoint au logement municipal.

Une femme âgée de quarante ans, hébergée temporairement chez un proche depuis plusieurs mois, raconte avoir rencontré l’élu après lui avoir transmis son numéro personnel. « Dès que j’ai franchi la porte de son bureau, il m’a touché les fesses », déclare-t-elle. Selon elle, l’adjoint lui avait promis un logement sous condition qu’ils se revoient régulièrement. « J’ai accepté ses propos pour obtenir ce logement, même si cela a été très difficile », confie-t-elle.

Une autre victime, mère célibataire en situation de précarité, affirme avoir été sollicitée après un premier échange téléphonique. « Il m’a dit qu’un appartement pourrait être obtenu en échange d’une relation privée — c’était inadmissible », explique-t-elle sans préciser les détails.

L’administration municipale admet que le comportement de l’adjoint relève d’un domaine critique, avec des propos jugés « au-delà du tolérable ». Une ancienne employée rappelle avoir été confrontée à des demandes similaires dans les années 1990. L’élu, âgé de 83 ans et non inscrit sur la liste électorale prochaine, a refusé de commenter l’affaire.

La mairie, dirigée par Brigitte Marsigny (LR), affirme ne tolérer aucun comportement nuisant à la dignité des résidents. Elle rappelle que les logements sociaux sont attribués par une commission mixte composée d’élu·es de toutes les formations politiques, sur des dossiers anonymisés et vérifiés rigoureusement.