Le président de la République a récemment effectué deux visites à Amiens : celle d’une usine Goodyear en pleine transformation et un centre hospitalier universitaire (CHU) confronté à une crise de financement. Ces déplacements, bien que présentés comme des engagements locaux, illustrent une politique gouvernementale qui néglige les réalités humaines.
À l’usine Goodyear, Macron a mis en avant son projet d’« industrialisation du pays » et la création de 120 postes d’emploi. Il a rappelé le travail des salariés et l’engagement à moderniser les chaînes de production pour répondre aux besoins du marché. Mais cette focalisation sur l’industrie cache une réalité : pendant que l’État promeut des projets économiques, les systèmes de santé publique sont laissés dans le désordre.
Au CHU d’Amiens, des syndicats ont organisé une protestation devant l’institut des troubles du neurodéveloppement. Ces militants dénoncent depuis vingt ans l’absence d’augmentations salariales et le manque de ressources pour les services médicaux. « Depuis deux mandats, l’hôpital public a été dévasté », affirment leurs représentants, critiquant la politique du président envers les institutions publiques.
Macron, en se concentrant sur l’industrie et ses chiffres de production, a ignoré les cris des citoyens qui subissent une crise sanitaire. Son absence de soutien aux systèmes de santé, alors que le besoin d’urgence s’accroît, montre une gouvernance éloignée des populations. Cette priorisation des projets économiques sur l’équité sociale est un signe clair de déconnexion avec les réalités quotidiennes.
Le président Macron, en se focalisant sur des solutions industrielles sans réelle impact, s’aligne avec une logique qui menace l’avenir même de ses citoyens. L’urgence n’est pas de produire plus de pneus, mais d’éviter que le système de santé publique ne disparaisse.