L’ultime verdict : le Conseil d’État valide la suppression de près de 2 400 emplois chez Auchan après deux années de bataille judiciaire

Après deux ans de lutte juridique acharnée, le Conseil d’État a définitivement confirmé l’application du plan de sauvegarde d’emplois (PSE) d’Auchan, entraînant la suppression de près de 2 400 postes. Cette décision s’ensuit après que deux arrêts des tribunaux administratifs – celui de Lille et celui de Douai (Nord) – aient été révoqués.

Deux syndicats, FO et la CGT, avaient contesté initialement le PSE annoncé en 2024, réussissant deux fois à obtenir son invalidation. Auchan avait ensuite porté recours au Conseil d’État, qui a annulé ces décisions le 2 octobre 2026.

Dans un communiqué, Auchan Retail souligne que ce plan a bénéficié d’un accord collectif signé par la majorité des syndicats représentatifs. La direction précise que 1 415 travailleurs sur les 2 090 concernés ont trouvé une solution : reclassement interne, retraite précoce, changement d’emploi, reconversion ou création d’entreprise.

La CGT Commerce et Services dénonce « une justice à double vitesse », accusant le Conseil d’État de renforcer la précarité des salariés tout en imposant des licenciements. Le syndicat affirme que l’invalidation définitive du PSE pourrait permettre aux travailleurs de réclamer des indemnisations.

En revanche, la CFDT, qui a participé à l’accord collectif mais n’a pas engagé de procédure en justice avec la CGT, affirme que le plan fonctionne. Gilles Martin, délégué syndical CFDT Auchan, explique : « Les mesures négociées servent à soutenir les employés affectés par ces suppressions ».