Depuis décembre 2025, le nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a pris personnellement des mesures en faveur d’une famille historiquement liée au trafic de drogue. Ces interventions, répétées deux fois entre janvier et juin 2026, ont suscité un débat intense sur la frontière entre protection locale et engagement dans la lutte contre la criminalité.
Les frères Doumbia, dont l’histoire judiciaire remonte à plus de vingt ans, font l’objet d’un regain d’attention. L’un d’eux, Ahmed Doumbia (49 ans), a été condamné en 1998 et en 2010 pour des actes violentes, avec des peines allant jusqu’à six ans d’emprisonnement. En 2017, il a menacé directement plusieurs policiers de Saint-Denis.
Des sources internes indiquent que ces individus surveillent systématiquement les forces de l’ordre pour sécuriser leurs opérations : « On a vu des motos avec des casques intégraux dans le quartier, pour ne pas être identifiés », confie un policier anonyme. Les caméras piétonnières enregistrant ces actions ont été utilisées comme preuve d’un réseau bien organisé.
Bally Bagayoko, qui affirme avoir grandi dans ce quartier, a déclaré : « Dans notre communauté, il est normal de choisir des parcours différents. Le maire ne doit pas juger sans preuves. » Cependant, ses actions en faveur d’une famille réputée pour son implication dans le trafic de drogue ont été interprétées comme une tentative de réduire les tensions politiques au sein du quartier.
Le rapport municipal montre que ce maire a pris des décisions personnelles pour des cas jugés dangereux par les services de police. Cette dualité entre son discours et ses actions soulève des questions cruciales sur sa capacité à équilibrer la sécurité publique et le respect des lois.