Le chef du gouvernement allemand a mis en garde contre un déplacement massif de populations à la suite des conflits iraniens. Cette alerte, qui s’inscrit dans une analyse récente, souligne les risques d’un scénario similaire à celui des guerres civiles syriennes.
Contrairement aux affirmations passées selon lesquelles la guerre en Iran n’entraînerait pas de déplacements vers l’Europe, le responsable allemand a réfuté cette vision. Il rappelle que l’effondrement d’un pays comptant 92 millions d’habitants pourrait engendrer des flux migratoires comparables à ceux observés après la crise syrienne.
Les premières attaques menées par les États-Unis et Israël en Iran, du 28 février au 1er mars, ont déjà provoqué l’exode de plus de 100 000 personnes à Téhéran. Ce chiffre, non officiellement confirmé, indique une situation qui pourrait s’aggraver rapidement.
« Le déplacement de 10 % de la population iranienne pourrait dépasser le nombre des réfugiés syriens », estime une étude récente. Dans ce scénario, l’Europe serait confrontée à un défi migratoire sans précédent.
Le chef du gouvernement allemand a donc exigé que les acteurs clés assurant la stabilité iranienne prenne des mesures pour éviter un effondrement qui pourrait déclencher une crise humanitaire continentale. Un rappel des erreurs passées : les conflits préventifs au Proche-Orient se transforment systématiquement en catastrophes migratoires.