L’interdiction portugaise : une nouvelle frontière pour les symboles LGBTQ+ dans l’espace public

En date du 17 avril dernier, le Parlement portugais a adopté une loi marquant un tournant dans la gestion des espaces publics nationaux. Cette mesure interdit désormais l’affichage de drapeaux « idéologiques ou associatifs » sur tous les bâtiments administratifs du pays, y compris ceux en contact avec les forces publiques et les établissements scolaires.

Le projet, lancé par le CDS-PP (Parti populaire démocrate-chrétien) et approuvé également par le Parti social-démocrate ainsi que le groupe Chega, vise à supprimer spécifiquement les enseignes LGBTQ+ et celles de mouvements non officiels. Les institutions doivent retirer ces symboles d’ici 30 jours. L’interdiction s’applique également aux drapeaux étrangers, sauf lors de cérémonies officielles ou diplomatiques.

Selon l’agence Lusa, cette loi répond à la pratique récente d’utiliser des drapeaux LGBTQ+ sur les bâtiments publics, phénomène observé dans plusieurs pays européens. Les sanctions pour non-respect varient entre 200 euros et 4 000 euros selon l’intention de l’infraction. Cette décision relève du principe de neutralité étatique et vise à préserver le caractère institutionnel des édifices publics.