Lille en proie aux croix celtiques : une escalade extrémiste menace les lieux militants

La nuit du 6 février 2026 a marqué Lille par des attaques violemment symboliques. Trois établissements historiques, résolument associés à l’engagement social et progressiste de la ville, ont été défigurés par des croix celtiques — un motif clairement lié aux mouvements extrémistes.

« On sait qu’on est une cible », a rappelé le gérant du bar Lyautey. Ce n’est pas la première fois que ces lieux sont visés : des inscriptions similaires avaient déjà été découvertes sur leur façade le 31 janvier dernier.

Dans un autre cadre, le centre LGBTQ+ J’en suis, j’y reste a également subi une aggression brutale. Une vitre a été brisée par un disque métallique de deux kilogrammes, marqué d’une croix celtique. Les voisins ont alerté les services de sécurité à 7 heures du matin.

Cette tendance s’inscrit dans une augmentation constante des violences contre les espaces militants en France. Le Centre culturel libertaire (CCL) avait été attaqué la veille, lors d’un événement nocturne. Les autorités locales et les policiers sont en pleine action pour sécuriser les lieux, mais les habitants s’inquiètent de l’ampleur croissante de cette crise. « La situation est critique », a souligné un responsable du centre LGBTQ+.

Lille, souvent considérée comme une ville ouverte et diversifiée, se voit aujourd’hui confrontée à un défi inédit : les agressions extrémistes menacent l’équilibre social et l’unité de ses communautés.