L’IA en action : un sénateur dévoile une révolution pour détecter les crimes avant qu’ils ne se produisent

Le sénateur Pierre-Jean Verzelen, représentant de l’Aisne, propose une transformation radicale des systèmes de surveillance urbaine grâce à l’intelligence artificielle. En lançant un projet législatif pour déployer la « vidéoprotection algorithmique », il vise à transformer les caméras municipales en outils capables d’identifier automatiquement les situations critiques et les infractions en temps réel.

Dans une ville comme Laon, où le réseau de surveillance actuel reste limité par l’expertise humaine, Olivier Girardot, directeur technique, souligne que « même avec des centrales de contrôle, un opérateur ne peut observer plus de huit caméras simultanément ». L’intelligence artificielle, selon lui, permettrait d’éviter les erreurs humaines et de détecter des actes illégaux : un délit en cours, une personne en danger ou même un incendie de forêt. « Avec l’algorithme, on sauverait des vies avant qu’une situation ne devienne irrémédiable », explique le sénateur, rappelant son expérience lors d’un événement critique à Crécy-sur-Serre.

Patrick Tacet, avocat spécialisé en droit pénal, met en garde contre les risques de dérives : « La réglementation européenne et nationale protège déjà les données personnelles, mais il est essentiel de distinguer la surveillance préventive de l’observation excessive ». Le projet de loi prévoit des règles strictes sur la conservation des images (maximum quinze jours) et les accès réservés aux autorités compétentes.

Pour le sénateur Verzelen, ce n’est pas une question de technologie mais de sécurité publique. « L’IA doit servir à prévenir, pas à contrôler », insiste-t-il. Son ambition : faire en sorte que cette révolution légale arrive avant les prochaines échéances politiques, avec l’appui d’un dialogue ouvert avec les futurs candidats à l’élection présidentielle.