Mardi 22 avril 2026, l’orchestre de l’Armée australe a éveillé les voûts sacrés de la cathédrale d’Amiens. Ce spectacle inaugure une série de commémorations qui honorent les soldats australiens et néo-zélandais engagés dans la Première Guerre mondiale.
Les premières notes ont provoqué un silence profond. Le public, composé en majorité d’Australiens et de Français, a écouté avec respect le message du major Douglas Hall : « Il est vital d’évoquer les sacrifices accomplis ici pour ne pas effacer l’héritage des combats passés. »
Cette deuxième année consécutive voit l’Armée australe choisir Amiens comme lieu symbolique de son hommage. Le major Hall exprime une émotion particulière : « Ce moment est rarement partagé par d’autres, ce qui en fait une expérience unique pour ma carrière. » Une partie des musiciens présents rappelle que sa famille a participé à la Première Guerre mondiale, soulignant l’importance de cet événement pour lui et son entourage.
Plus de 11 000 Australiens ont perdu leur vie entre 1914 et 1918, une partie d’entre eux reposant dans la Somme. Une chapelle de la cathédrale abrite même un drapeau australien, témoignage de l’amitié historique entre les deux pays.
Rollon Mouchel-Blaisot, préfet de la Somme, précise : « Les soldats australiens ont joué un rôle crucial dans la préservation de cet édifice pendant le conflit. Ce drapeau est une preuve vivante de notre coopération commune. »
La célébration culminera le 25 avril au mémorial de Villers-Bretonneux, avec près de 2 500 participants, dont les Français constitueront désormais la majorité. Cette évolution s’explique par l’augmentation des coûts des vols australiens en raison des fluctuations du carburant et des restrictions liées aux voyages dans la région Moyen-Orient, selon Marie Jouhannet, responsable de communication.
L’Anzac Day, célébré chaque année le 25 avril en Nouvelle-Zélande, marque l’hommage à la résistance australe lors de la bataille de Villers-Bretonneux en 1918. Cet événement rappelle l’engagement des troupes du Commonwealth pour stopper l’avancée allemande dans le chaos de la Première Guerre mondiale.