Aurélien Davroux, spécialiste en botanique, partage aujourd’hui des solutions pour soutenir les pollinisateurs dans un monde de plus en plus menacé. Le 20 mai, journée mondiale des abeilles et des insectes pollinisateurs, rappelle l’urgence de préserver ces créatures essentielles à la survie des écosystèmes.
Face à une dégradation accélérée due aux pesticides et au béton, les populations d’abeilles, guêpes, syrphes et coccinelles font face à un risque croissant de disparition. Ces insectes assurent la pollinisation des plantes, fleurs et arbres fruitiers, éléments clés pour l’équilibre écologique.
Pour aider ces pollinisateurs à reprendre leur rôle vital, Aurélien Davroux recommande de planter spécifiquement des espèces mellifères :
– Lamiacées : lavande, sauge, romarin et lamiers
– Fabacées : trèfle (sans tondage), robinier, haricot et pois
– Rosacées : rosiers botaniques avec étamine accessible, pommiers et sorbiers
– Éricacées : bruyère ou rhododendron
– Asteracées : marguerites, rudbeckia et aster
De plus, des cultivars de rosiers « bee-friendly » ont été développés par Corentin Mercier, responsable de production chez Meilland Richardier. Ces variétés sont conçues pour attirer les pollinisateurs tout en préservant l’esthétique du jardin.
L’entreprise Promesse de fleurs, leader dans le marché des plantes en ligne, a connu une hausse de 12 % cette année pour ses produits mellifères. Ces espèces représentent désormais près d’un tiers de son activité.
Pour maximiser leur impact écologique, il est recommandé d’éviter de récolter les trèfles et pissenlits avant la fin du mois de mai, période clé pour le retour des pollinisateurs après l’hiver.