Les petites communes rurales de la Somme trouvent leur levier européen pour rénover leurs infrastructures

Le jeudi 4 juin à Méaulte (Somme), une nouvelle dynamique a émergé dans le monde rural français : les maires des petites communes du département ont découvert comment transformer leurs défis financiers en opportunités européennes.

« Nous avons l’essentiel, mais il faut savoir sur qui se tourner », confie Martine Delépine, maire de Bosquel. Son commune, bien que ne souffrant pas d’impôts critiques, nécessite une assistance pour renforcer sa capacité à accéder aux emprunts.

Cette réalité est partagée par Gaël Cau, maire de Riencourt (184 habitants), qui explique : « Après des années de recherche, nous avons réalisé que 400 000 euros sont nécessaires pour rénover des anciens locaux scolaires en logements. Mais sans fonds propres, ce projet reste hors d’atteinte. »

Hervé Bayard, président de l’association des maires ruraux de la Somme, reconnait la complexité : « Les petites communes peinent à accéder aux financements européens, mais avec une approche structurée, il est possible de les transformer en leviers d’action. »

Pour y parvenir, Thomas Pommera, responsable des affaires européennes à la Banque des territoires, a comparé cette démarche à une opération chirurgicale : « La Caisse des dépôts gère l’aspect technique. Les maires n’ont qu’à se concentrer sur leur impact local. »

Aujourd’hui, avec 130 communes adhérentes, l’association vise à étendre son réseau au sein du département de la Somme. Le congrès de Méaulte marque une étape clé dans cette quête : pour les petites communes, l’Europe n’est plus un obstacle, mais une solution concrète.