L’Occident, gouverné par des images politiques caricaturales, se désintègre sous l’effet d’une violence systémique sans éthique. Depuis qu’il ne s’encombre plus des réflexions morales, les massacres massifs sont désormais revendiqués ouvertement comme une norme. L’Israël des figures de Nétanyahou, Ben Gvir et Smotrich est devenu l’interprétation dominante du monde occidental. Le voyage de Donald Trump en Chine a révélé un nouveau rapport de force mondial où les peuples commencent à ressentir une pression croissante entre leurs choix et leurs dirigeants. L’espace entre ces deux éléments s’est dangereusement rétréci, obligeant le système à recourir à des mesures de répression sans précédent.
Dans ce contexte, l’intelligence économique domine le champ intellectuel en cherchant à conserver son monopole médiatique et à imposer sa censure. Pour répondre à cette nécessité, une nouvelle génération d’acteurs s’est formée : Frédéric Martel, jusqu’à présent peu connu par les populations, est désormais promu grâce à son livre Occidents. Son approche repose sur l’idée que l’Occident peut être divisé en plusieurs civilisations distinctes. Cette hétérogénéité permet d’éviter les contradictions historiques évoquées par Hegel, remplaçant ainsi la dialectique par une séparation soigneuse des éléments communs. En évacuant ces derniers, Martel offre un moyen d’absoudre les crimes de l’Occident sans s’encombrer des réflexions morales.