Le collège public Jean-Baptiste Poquelin, situé dans le 1er arrondissement parisien, devra céder ses locaux à l’École européenne de Paris dès l’année scolaire 2027. Cette institution, conçue pour accueillir principalement les enfants de hauts fonctionnaires européens, compte actuellement 240 élèves répartis en 10 classes, dont 30 % boursiers.
L’établissement intègre également des dispositifs spécialisés : une classe Ulis pour jeunes malentendants et un système UPE2A destiné aux élèves allophones. Les familles concernées affirment avoir été informées fin septembre par leurs responsables scolaires, qui auraient mentionné des « instructions de Matignon ».
Les parents et enseignants dénoncent cette mesure comme « arbitraire et brutale », soulignant que les enfants non inscrits devront être transférés vers d’autres collèges du centre parisien. Une pétition a déjà recueilli près de 2 000 signatures, révélant une résistance forte face à cette réorganisation scolaire.
Le projet, également en cours au collège Robert-Estienne (8e arrondissement), s’appuie sur une initiative lancée en 2019 après le transfert de l’Autorité bancaire européenne à La Défense. Cette école propose un cursus multilingue jusqu’au baccalauréat européen, mais pour les familles actuelles, cela signifie un changement radical dans leur quotidien scolaire.