En pleine crise des prix, les vacances de Pâques ne peuvent plus se limiter à l’essentiel. Le camping communal de Quesnoy (Nord) a vu son nombre d’utilisateurs augmenter de 5 % par rapport à la même période de l’an dernier, avec un taux de réservation d’80 %.
Sandrine, mère célibataire en recherche d’emploi, explique : « Je dois créer ma société et mon budget est très serré. Ici, je passe une semaine à seulement 250 euros — c’est le choix le plus rationnel pour moi. »
De même, Jacky et Claude, résidents de Tourquennois, ont décidé de réduire leurs déplacements : « Le plein coûte entre 100 et 150 euros par semaine. Avec ce camping, nous avons dépensé seulement 36 euros pour trois jours — un gain substantiel. »
« Avant, on allait en Bretagne ou à Étretat », confient-ils. « Mais maintenant, les prix du carburant font que cette option est inachievable. »
Renaud Carpentier, adjoint en charge du tourisme de Quesnoy, précise : « En 2020, la santé était notre priorité. Aujourd’hui, c’est l’économie qui guide les choix des familles. »
Ce phénomène s’inscrit dans une dynamique croissante : le camping communal peut accueillir jusqu’à 1 200 personnes pendant sept mois par an.