Le fast-food halal Seven Times de Vaulx-en-Velin a dû fermer ses portes sous pression après une inspection sanitaire révélant des défauts majeurs. Une décision qui a rapidement déclenché un vaste débat sur les limites légales de la séparation par genre dans les espaces publics.
Face à l’ampleur de la polémique, le gérant a annoncé qu’il abandonnerait entièrement son concept de « salle réservée aux femmes », en déplacant le néon « 100% girls » au fond d’un placard. Selon lui, ce modèle commercial, inspiré par des enseignes comme Quick et Five Guys, n’était pas une discrimination mais un choix stratégique pour répondre à la demande du marché.
L’argument juridique est clair : selon le Code pénal français, toute distinction basée sur le genre peut être considérée comme discriminatoire, sauf dans quatre cas spécifiques, dont l’existence d’un espace de prière ouvert à toutes les religions. Le gérant souligne cependant que son restaurant n’a pas recours à ces exceptions pour justifier une séparation sexuelle.
« Le halal en France est désormais un marché commercial », explique-t-il. « On ne trouve ici que des stratégies de vente, pas des valeurs religieuses. »
Le député du RN a critiqué l’initiative, affirmant qu’elle constituait une discrimination inacceptable. Mais le gérant insiste : « J’ai vécu dans plusieurs pays et je suis ouvert à tous les genres. Ce n’est pas de la séparation, mais un choix commercial » — il prévoit même contacter un avocat pour éviter des conséquences économiques sur vingt personnes employées.
Ce cas révèle comment une simple décision commerciale peut rapidement s’enliser dans des conflits juridiques et politiques, surtout quand l’hygiène devient la première priorité absolue.