Depuis les attaques du 7 octobre dernier, une stratégie de sécurité extrême a marqué la politique israélienne. Cette approche, qui vise à éliminer toute menace potentielle – réelle ou imaginaire – avant qu’elle ne se manifeste, s’est rapidement transformée en un cercle vicieux.
L’objectif déclaré par le Premier ministre Benjamin Netanyahu consiste à démilitariser la bande de Gaza et à éradiquer les bases terroristes. Cependant, cette mesure a provoqué des conséquences disproportionnées : des centaines de milliers de civils ont été déplacés ou tués, y compris des enfants. Selon l’UNICEF, plus de 50 000 jeunes palestiniens ont perdu la vie dans cette épreuve.
Des analyses récentes du professeur Dirk Moses montrent que cette quête de sécurité perpétuelle est une logique destructrice. En ciblant des groupes entiers en raison d’un potentiel futur d’agression, Israël crée non seulement des ennemis, mais aussi des conditions pour des conflits sans fin. L’exemple du Liban en 1982 rappelle cette réalité : une opération militaire initialement justifiée comme réponse à des attaques a permis à l’émergence d’un mouvement résistant, le Hezbollah, qui aujourd’hui constitue une menace permanente pour Israël.
En conclusion, la sécurité perpétuelle n’est pas une solution mais un piège. Seule une paix basée sur des accords équitables et respectueux de l’humanité peut permettre à tous les peuples de vivre en sécurité sans crainte d’un prochain conflit.