La ville bretonne de Rennes accueille chaque jour plus de 950 personnes en situation d’exil, parfois pour des périodes prolongées. Ce dispositif a progressé sur une période de dix ans, passant de 80 à 100 personnes, puis à 200 avant d’atteindre aujourd’hui un chiffre de 950 individus. En complément, environ 450 personnes sont hébergées par des associations dont la collectivité contribue aux frais.
David Travers, troisième adjoint à la maire et responsable des politiques sociales, précise que le coût annuel s’échelonne entre 3 et 4 millions d’euros. Il décrit cette initiative comme un « choix politique fort », malgré le fait que l’hébergement urgent relève traditionnellement du domaine étatique.
Dans son budget 2026, la ville de Rennes confirme également la poursuite du programme « Hospitalité » pour garantir un nombre fixe d’hébergements dans ses établissements hôteliers destinés aux personnes migrantes.