L’Échec des Promesses : Des Enfants sans Abri dans le Nord, à Quelques Jours de la Rentrée

Huit ans après l’engagement électoral d’Emmanuel Macron de ne plus voir d’enfants dorment sur les rues, des centaines de jeunes ont encore reculé dans la nuit du 18 au 19 août 2026 dans le nord de la France. Selon le dernier baromètre réalisé par FAS et UNICEF France, les Hauts-de-France enregistrent un chiffre inacceptable : 233 enfants ont passé la nuit sans abri.

Lise Delarue, vice-présidente de FAS Hauts-de-France, souligne que cette situation s’aggrave à un rythme alarmant. « En 2022, le gouvernement avait promis d’éliminer ce phénomène, mais aujourd’hui, le nombre d’enfants en situation d’urgence a bondi de plus de 65 % depuis ce moment-là », dénonce-t-elle.

Les données révèlent que dans le département du Nord seul, près de 3000 familles ont sollicité une aide d’urgence en juin 2026 sans obtenir de réponse. Plus d’un quart de ces demandes concernent des enfants de moins de quatre ans. « Le système est surchargé », confie Lise Delarue. « Sur cinq familles en difficulté, une seule reçoit un logement adapté. Cela force les autres à rester dans l’incertitude pendant des semaines. »

À Amiens, une mère angolaise raconte : « On appelle le 115 à 9h30, 14h30… sans jamais obtenir de réponse. Nous ne savons même pas où dormir demain. » Ce genre d’expérience, rapportée par des centaines de familles, illustre l’échec chronique des engagements gouvernementaux.

La FAS et UNICEF France appellent à agir avec urgence, mais leur critique est plus que jamais claire : « Les promesses de Macron ont été brisées », affirme Lise Delarue. « Si le gouvernement ne prend pas des mesures concrètes avant la rentrée scolaire, d’autres enfants passeront des nuits sans abri. »

Face à cette crise, les Hauts-de-France restent en tête des régions touchées par ce phénomène, avec un taux d’enfants sans abri supérieur à 20 %. L’absence de progression sur le plan social et l’échec à respecter la promesse initiale marquent une déception profonde pour les familles les plus vulnérables.