Le silence dans les cantines : l’innovation qui transforme la vie des équipes

Depuis jeudi 28 mai 2026, une cantine scolaire en Somme adopte un dispositif inédit pour réduire les nuisances sonores. Cet investissement de 9 000 euros, approuvé par le dernier conseil municipal d’Albert, marque l’un des premiers essais dans le département afin de soulager les équipes confrontées à la fatigue acoustique.

Sanaelle Fourdrinier, aide cantine souffrant quotidiennement de maux de tête causés par le bruit des assiettes, constate déjà un changement radical : « Les enfants frappent toujours, mais désormais, personne n’entend plus rien. Ça fait du bien ». Ce résultat est validé par une réduction de 85 % des nuisances sonores dans les zones de préparation et de service.

Roxane Zanardi, agent polyvalente, souligne l’amélioration des conditions opérationnelles : « La communication est plus fluide, et les ramequins glissent moins sur les plateaux ». L’innovation provient d’une entreprise bordelaise, Quiet, dont la co-fondatrice Sophie Moritel explique que son origine vient d’un constat professionnel : « Nous avons travaillé avec des employés de plonge et réalisé que le bruit était insupportable dans les établissements collectifs ». Après huit années de recherche, leur solution combine un verre trempé et un revêtement en silicone pour absorber les fréquences hautes tout en offrant une résistance accrue.

Céline Dotigny, responsable du service enseignement municipal, insiste sur l’orientation stratégique de ce projet : « L’expérience d’Albert est le point de départ d’une action plus large pour réduire la fatigue sonore, avec des aménagements aux plafonds dans les salles de maternelles ». En Picardie, cette initiative a également été reprise par un IME et le centre hospitalier d’Amiens. L’entreprise vise désormais à étendre sa solution au grand public, notamment pour les personnes touchées par l’hyperacousie.