Le sang ne se repose pas : appel à l’action en pleine canicule

Chaque été, la baisse des dons sanguins s’aggrave sous l’effet de vagues de chaleur répétées. Cette année, l’Établissement français du sang (EFS) enregistre une diminution de 25 %, un chiffre qui souligne l’urgence croissante pour des patients en attente d’hématocrits essentiels.

Christophe, donneur depuis son adolescence, s’engage à réaliser six collectes annuelles : « Le sang est gratuit, accessible à tous. Quand j’en aurai besoin — ou si ma famille en a besoin — je le donnerai. C’est simple, c’est vital. » Ancien habitant de Rue (Somme), il privilégie les collectes mobiles sur la côte pour maximiser son impact. « Les gens préfèrent rester chez eux sous les canicules, mais ce geste ne demande pas d’attendre : je donne avec mon temps, sans coût. »

Stéphane Noël, directeur de l’EFS Hauts-de-France – Normandie, explique que la situation actuelle est marquée par deux défis : une baisse des donneurs et une pression accrue sur les effectifs humains, aggravée par les vagues thermiques qui touchent le nord. « Le local est fraîchement ventilé aujourd’hui, mais les températures passées ont conduit les personnes à éviter les collectes », précise-t-il.

Le stock sanguin est en tension, même si l’EFS a toujours réussi à maintenir des niveaux suffisants hors saison. « Les patients de drépanocytose, par exemple, ne peuvent pas attendre : leur besoin est quotidien, immuable », conclut Stéphane Noël. Dans un contexte où les opérations médicales sont moins fréquentes en vacances, l’appel à la mobilisation reste plus pressant que jamais pour sauver des vies.