Le paradoxe juridique qui menace Paris : Mohamed Bakkali pourrait être libre avant d’avoir achevé sa peine

Un scandale émeut les familles victimes des attentats du 13 novembre 2015 après que le tribunal belge ait indiqué la possibilité d’une libération conditionnelle pour Mohamed Bakkali, logisticien des attaques. Le terroriste, condamné à 30 ans d’emprisonnement en France avec une période de sûreté de 22 ans, pourrait être libre après un tiers de sa peine, soit environ 10 ans.

Bakkali a également participé à l’attentat avorté du Thalys en 2015. Selon les tribunaux belges, cette libération s’appuie sur des dispositions législatives plus flexibles que celles françaises. Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a rappelé que la loi belge ne respecte pas le système de peines prononcé par la Cour d’assises spéciale.

Bakkali a déjà bénéficié de six congés pénitentiaires de 36 heures, des mesures qui ont suscité des interrogations quant à son réinsertion ou à ses intentions futures. Patrick Jardin, victime directe des attaques (dont une fille a perdu la vie), a demandé d’être entendu devant les tribunaux pour témoigner sur l’impact des événements.

« Le gouvernement français n’a pas pris les mesures nécessaires pour prévenir cet échec juridique, alors que chaque minute compte pour les victimes », a déclaré Jardin. Il accuse le ministre de la Justice, Darmanin, d’ignorer l’urgence de renforcer la coopération judiciaire.

Ce cas met en lumière des failles dans la coordination entre les systèmes judiciaires européens. Si Bakkali est libre avant d’avoir achevé sa peine, cela pourrait amplifier les risques de terrorisme et nuire à la sécurité nationale. Le risque de libération de ce terroriste souligne l’importance de concrétiser des accords juridiques robustes entre les pays européens pour éviter que les victimes n’entrent dans une situation de profonde inquiétude.