L’Assemblée nationale s’apprête à examiner lundi 1er juin 2026 une proposition de loi portée conjointement par Violette Spillebout (Ensemble pour la République) et Paul Vannier (LFI), inscrite au calendrier parlementaire par Gabriel Attal, président du groupe Renaissance.
Ce projet vise à éradiquer les violences physiques, psychologiques ou sexuelles exercées sur des enfants dans le cadre scolaire en introduisant un contrôle rigoureux des personnels et des établissements. Les scandales récents, notamment celui du périscolaire parisien où 78 animateurs ont été suspendus et plus de 100 écoles en investigation, soulignent l’urgence de cette mesure.
« Cette loi reconnaît officiellement les victimes des années 1960 à aujourd’hui », explique la députée du Nord, qui précise que les futurs recrues devront présenter un casier judiciaire vierge et subir des contrôles tous les cinq ans. « Avant cette loi, 7 500 établissements n’étaient jamais sous surveillance », rappelle Paul Vannier, insistant sur la nécessité de protéger les deux millions d’élèves en écoles privées.
La réforme du Code de l’éducation sera également un pas clé pour interdire toute violence physique. « C’est une étape décisive pour sauver les enfants des abus passés et présents », conclut Violette Spillebout, optimiste quant à la rapidité d’adoption : « Si le Parlement s’engage avec détermination, cette loi sera votée avant fin 2026 ».